mercredi 1 décembre 2010

Villa Alemana

Pour les deux premieres semaines de notre voyage, nous participons aux rencontres inter-amerique latines, organisées par la communauté de Taizé. Une coincidence avec la date de notre depart qui nous a semblée interressante : cela nous permettait d'etre accueillies dans des familles de Santiago et de ses alentours, d'avoir une premiere approche de la culture et de la vie chilienne tout en étant guidées et accompagnées.



Morin, Ilan, Viviana, Donald, Felípe, et Michelle
 Nous voila donc a Villa Alemana ( a quelques kms de Valparaiso), oú nous sommes accueillies par la tres chaleureuse famille Davidson Acevado, avec qui nous passons de formidables moments lorsque nous ne sommes pas occupées par les multiples activités prévues par les jeunes de la paroisse. Découverte de la vie religieuse qui semble occuper une place tres importante, des écoles, hopitaux et de ce qu'ils apellent " la réalité chilienne " ( nous ne savons pas encore tres bien de quoi il s'agit ! ).





Nos impressions sont étranges : cela ne ressemble en rien a ce que nous aurions pu nous imaginer et nous avons du mal a cerner ces nouveaux paysages : se cotoient routes parfaitement goudronnées et pistes cabossées, 4*4 clinquants et charettes d'un autre temps, magnifiques batisses aux jadins clos, et maisonnettes de bric et de broc. Quartiers nets  et calmes, aux rues rectilignes et boisées, comme celui oú vit la famille Davidson Acevado, dans une superbe villa avec piscine et multi media a gogo. Nous semblons donc etre chez la creme chilienne ! ( Nous tentons tant bien que mal d'etre presentables mais nos tenues de baroudeuses semblent bien ridicules !!!) 

Dimanche, Viviana et Donald nous ont emmené visiter la fierté locale Viña del Mar : Station balnéaire ultra touristique avec building et casino, qui acceuille la haute société chilienne et quelques touristes étrangers. Impressionnant aux vues des bidonvilles se situant en peripherie...

Pour l'instant nous ne comprenons pas grand chose... L'espagnol chilien a parfois des allures de chinois et tout ou presque dans la culture nous échappe. Nous commencons a peine a comprendre comment prendre une douche ou leurs habitudes alimentaires un peu deroutantes (ptit dej a l'americaine, beaucoup de viande et pas de repas du soir, remplacé par un gros gouter a base de chocolats, lait, fruits et autres grignotages).
Morin et Michelle, las chicas de notre famille d'acceuil se font un plaisir de nous apporter quelques clefs de comprehension et Feilpe est trop content d'avoir deux baby-sitters rien que pour lui...



mardi 30 novembre 2010

Vendredi 26 novembre

10h... Il neige á gros flocons á Chambéry et les au revoirs sont un peu difficiles. Ca y est, on est parties, mais on a toutes les deux un peu du mal á realiser ; ce depart qui semblait si lointain, qu'on attend et qu'on reve depuis presque un an, á présent qu'on le vit, on ne sait pas trop quelle émotion nous traverse. Mélange d'excitation, d'angoisse, de nostalgie, et de bonheur enfin.

13h20... Arrivée á la capitale. Apres quelques heures passées avec Damien, nous avons la joie de connaitre les RUSP (Reseaux Urbains Souterrains pour Parisiens) qui deviennent le vendredi soir des RUSPEMSP (Reseaux Urbains Souterrains pour Parisiens En Masse Stressés et Pressés). Rajoutons en plus pour ce soir special, un aiguillage de RER cassé, des sacs qui pesent plus lourd que nous et qui nous font depasser l'espace vital autorisé dans un metro bondé. Un vrai bonheur !

17h30... Arrivée a l'aeroport sous la neige. Au revoir a Christophe et nous decollons malgres les retards et annulations de vols causés par les intemperies. Excitation. Faim. Fatigue. Aeroport de Madrid : immense. Vide. Perdues. Embarquement immediat. Speech en espagnol incomprehensible. Aie Aie Aie. Aterrissage imminent : impatience, flou. Excitation. Faim. Fatigue.






Toutes nos affaires passent la douane, meme Pere Castor, un passager clandestin qui sera notre compagnon de voyage pendant 6 mois...







(Le clavier chilien etant assez rebelle pour les accents, nous ecrivons comme nous pouvons !)