Nous vous faisons part de quelques idées qui fusent, spontanément, à chaud…
EUUUUUUHHH....
Commençons tout d'abord par ce que nous a apporté le Voyage de manière générale ; nous nous attarderons sur "les Mapuches" dans un second temps, car ce fut tout de même le moteur de cette aventure...
Cela nous fait poser de nombreuses questions quant à la manière d’accueillir l’Etranger chez nous… Ayant été un centre d'intêret dans un autre pays, nous allons certainement poser un regard encore plus attentif, plus curieux et plus intéressé sur nos Frères de ce monde....
De manière générale, nous avons tenté de cerner un peu mieux ce que peut être la réalité du Chili ; ses contrastes, inégalités et paradoxes…
Nous avons été choquées d'apprendre le coût exorbitant des études (tout comme celui de la santé), amenant tous les jeunes chiliens à étudier à crédit, s'endettant avant même de commencer leur vie professionnelle... et sélectionnant ainsi l'accès aux études en fonction des classes sociales.
Beaucoup de chilien nous ont "chambré" sur le fait que nous ayons la possibilité d'étudier presque gratuitement, mais que nous décidions de ne pas le faire tout de suite et de partir voir le monde...! Nous prenons alors vraiment conscience de cette opportunité que tout le monde n'a pas...
En cela, nous nous sommes rendues compte de la chance que l’on peut avoir de bénéficier du système français (mais jusqu'à quand??) et de l’importance de préserver tous les acquis sociaux et les droits fondamentaux…
Pour continuer sur cette lancée réthorique, on croit vraiment que le monde noir et hostile que l'on nous dépeind, à la télé par exemple, est certes tragique, mais aussi fait de personnes qui croient et qui développent des possibilités, à leur humble échelle, qui se battent pour un idéal et un monde plus humain.
Certaines rencontres nous ont vraiment chamboulées par leur espoirs, luttes et détermination, et même si le monde nous fait parfois penser de manière pessimiste, elles donnent l'envie de ne pas perdre confiance, de croire qu'un avenir meilleur est possible...(Votez Elolisa hahaha).
Bon, changeons de registre et buvons une gorgée d'eau.
Bonne nouvelle, malgrès les petites peurs d'avant départ, même à 18 ans (19 maintenant héhé) on est capables de voyager seules ; on a certainement appris à se dégourdir et avoir d'avantage confiance en nous… Quelques peu perdues au début, voire complètement pour être honnêtes, nous nous sommes vite aguerries, autant dans le marchandage des prix pour touristes, que dans le remballage des tentatives de dragues ( à mourir de rire en passant!)
*Nouvelles envies de voyages….........*
Bon, nous aurions encore certainement d'autres choses à raconter, mais pour éviter de tous vous endormir, on va s'arrêter là. A présent, un petit bilan de ce qu'ont pu nous apporter nos expériences auprès de la population Mapuche, même si tout ce que nous venons de dire çi dessus en fait bien sûr également partie.
Tout d’abord, que l’adaptation, l’intégration avec une culture très différente de la nôtre n’est pas aussi simple que ce que l’on pensait… Parfois il faut savoir se taire, observer, se faire tout petit, apprendre la TOLERANCE. La Tolérance, oui, mot clef de ce voyage ; il nous a fallu comprendre que nos jugements de valeur ne sont pas fondés, car en effet la différence des normes et des codes sociaux nous oblige à adopter un regard neuf, sans préjugés, démuni de ses repères habituels. Ne pas chercher à juger, c'est comme cela que l'on parvient à être le plus compréhensif, à accueillir et à accepter même ce qui nous parait étrange. Belles paroles, mais dans la pratique cela n'a pas toujours été facile ; déconcertant, douloureux, lourd parfois.
Et puis, ne pas chercher à tout prix à « aider »… Ah, aider, quel grand mot ! On s’est rendu compte qu’il est parfois bien prétentieux de vouloir aider, et qu’il vaut mieux simplement chercher à être humble et patient plutôt qu’une charge supplémentaire. Cela nous pousse aussi peut être à changer notre regard ou nos idées, cela nous force à observer, à être à l'écoute et attentif à l’autre.
De manière générale, nous avons pris conscience très concrètement de la diverse situation des indiens mapuches au Chili, de la richesse de leur culture liée à la Terre, des difficultés qu’ils peuvent rencontrer et des différentes manières de lutter et d’envisager leur futur… (Dans nos articles nous avons déjà essayé de vous faire partager ces thèmes, et de tout façon, il serait impossible de tenter de faire un résumé des diverses choses que nous avons pu découvrir et comprendre... si cela vous intéresse, on vous propose plûtot une petite discussion autour d'un maté et de quelques sopaipillas...!!!).Nous nous sommes vraiment rendues compte de l'erreur que nous pouvons commettre en tentant de généraliser ; car la culture Mapuche, comme toute autre culture et comme toute Chose d'ailleurs, est tellement diverse et multiple ; en vivant quelques mois dans des communautés, nous sommes bien incapbles de dire "connaître" la culture Mapuche... Car si désormais nous avons acquéri de nombreuses clefs de compréhension, on ne pourra jamais se permettre de formuler des généralisations. Ou alors on se tromperait : car généraliser, c'est englober dans une image réductrice, c'est nier les diversités et divergences, qui d'autant plus, sont très importantes dans le cas de cette culture. On a plus d'éléments pour se forger une idée, mais ce ne sont que de simples exemples, un petit aperçu d'un peuple dans un pays, avec toutes les diversités possibles...
Nous nous sommes vraiment rendues compte du devoir que nous devrions tous avoir, qui est celui d'apprendre à se servir de ses mains, de pouvoir réaliser ces petits travaux qui, répétons le, nous paraissent vitaux et basiques. Ne serait-ce que pour comprendre le processus qui fait que la patate se retrouve dans ton assiette...
(Et en cela, soyons honnêtes, nous avons un long chemin à parcourir...)Allez courage, c'est bientot fini! (Autant pour vous que pour nous!)
Nous aimerions que ce voyage ne se termine pas à notre seul retour physique, qu'il puisse être une source pour la suite. Essayer de trouver une continuité à ce voyage à long terme pour donner un réel sens à cette expérience (à murir : cela pourrait se concrétiser en s’engageant dans des associations ou avec d’autres futurs projets…). Nottament, nous éspérons pouvoir nous engager d'avantage dans l'association Tierra Del Fuego de Chambéry, en lien avec des communautés Mapuches, et grâce à laquelle nous avons réalisé ce voyage... Le montage du petit film qui nous attend au retour (Olalala!) est également un premier pas vers cette continuité, en le diffusant au sein de lycées, festival de voyage, associations et structures culturelles à Chambéry.
Et tant d’autres choses encore…
-Nicolas Bouvier-
(ahh ce Nico, il nous aura fait rêver pendant 6 mois!)
Ahh oui, et puis quand même, il faut bien qu'on vous dise qu'Elolisa ça marche plutôt bien, et que même en 6 mois, l'une sur l'autre, partageant puces, brosses à dents et princes charmants, on a pas réussi à se crêper le chignon (en revanche, on a fait beaucoup de crêpes heuheuheuu).... Mais nous sommes toujours aussi bêtes!!
((Ahh bah désolées, on avait encore pas "craqué" dans cet article là...))
Quel voyage magnifique et quel compte-rendu vous nous offrez !
RépondreSupprimerJe n'avais jamais entendu parler des Mapuches, mais votre récit est une belle ouverture sur ce peuple méconnu.
Vos réflexions sur le temps, la Tolérance et la Simplicité, le Voyage sont passionnantes.
Voilà un blog qui me donne encore plus envie de partir.
Juste Bravo, et Merci de ce partage.
Merci pour ce message qui nous touche beaucoup...
RépondreSupprimerBonne route !
belle conclusion de votre voyage les filles, dans 5 ans c'est décidé je pars avec vous=) hihi.
RépondreSupprimernon sans blague on voit que vous n'êtes pas allé en simple voyageur voulant prendre une année sabatique" des vacs en gros" mais vraiment dans un but de découvrir , aider....c'est beau à lire! Et puis le problème du "savoir faire manuel des jeunes" en lisant j'ai vraiment réalisé qu'il fallait qu'on s'y mette tous, alors je commence dès aujourd'hui à arroser et entretenir le jardin de mon papa ( on commence doucement mais sûrement!).