jeudi 5 mai 2011

LLoncao les dunes, première semaine

Par Pedro Vasquez, nous avons pu entrer en contact avec un réseau d'organisations, associations et communautés mapuches de la 8ème région du Bío-Bío, entre Cañete et Concepcíon.
C'est par ce biais que nous atterrissons à Lloncao, zone côtière où vivent agriculteurs, pêcheurs, mapuches, vaches, lapins et puces.

C'est aussi ici que vit Luis, à plus de 15 min à pied de la première route accessible en voiture, entouré de dunes et de quelques restes de forêt native ; terre qu'ils ont récupéré après plus de 10 ans de lutte. Au cours de l'histoire, entre réforme agraire et contre-réforme agraire, certains mapuches se sont vus dépossédés de leurs terres ancestrales qu'ils tentent aujourd'hui de récuperer. C'est nottament un des thèmes que Luis et son réseau défendent.

restes de vases et poteries

Outre cette lutte pour la récupération de la terre, il mène un projet de mise en valeur de la culture dans la zone : en cela à été mis en place un atelier "culture mapuche" avec les enfants mapuches de l'école rurale de Lloncao, dans le but de les sensibiliser au riche patrimoine cultrurel que recèle le territoire où ils vivent. Haut lieu historique (bataille épique contre les conquistadors) et archéologique jamais étudié (nombreux restes de vases et de poteries mapuches), le territoire n'est pourtant pas assez mis en valeur, notamment au sein des mapuches eux-mêmes qui ne savent plus parler leur langue et méconnaissent parfois l'histoire de leurs ancêtres. C'est pour cela que Luis a mis en place cet atelier, afin de relancer l'intérêt des enfants pour leur culture, leur langue, leurs traditions et que ceux-ci puissent perdurer (tout comme du côté de chez Francisco, l'idée que le mapudugun soit une option possible dans toutes les écoles du territoire est défendue).

Nous sommes donc les bienvenues dans la participation de ce projet : nous, c'est à dire les 2 et "Pucha", notre fidèle caméra qui tente de retenir quelques images pour un futur petit film, car Luis souhaite également réaliser un petit reportage sur ces activités.

 
Nous accompagnons donc Luis à l'école et au musée, filmant ses "cours" de culture, répondant aux questions amusantes des enfants intrigués et jouons avec eux à la bataille de noisettes (pas de chance pour nos équipiers, nous, on a préféré les manger... les noisettes bien sûr, pas les équipiers!!).

   

Le week-end venu, les amis de la comunnauté de Chilkoko viennent collaborer à la construction de la ruka pédagogique, un autre projet de Luis... Comme nous l'avions déjà remarqué, les notions de récoprocité et de solidarité sont bien présentes dans la culture Mapuche ; ainsi, tout le monde met la main à la pâte. Les hommes clouent et scient, les femmes préparent la viande et les jeunes s'occupent d'aller chercher les jeunes demoiselles en détresse. (Petite explication: une amie française qui devait arriver se perdit tragiquement parmi les dunes et on ne la retrouva que 3 heures plus tard, saine et sauve).
Et le soir après avoir bien travaillé, petite séance chasse au lapin, à l'affut dans la nuit noire et silencieuse. Malheureusement, les lapins étaient de sortie en boîte de nuit (et non de conserve haha) ce soir là... déroutés de revenir bredouille, nous mangerons Roussette et Piquedupaindur, les 2 poulets pour lesquels Eloise venait d'éprouver une passion soudaine... La prochaine fois Elo, essayes de t'énamourer d'un âne ou mieux encore, d'un beau mapuche ;-) !!!

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