
Concepcion est la 2ème grande ville du chili après Santiago, où se concentre la moitié des habitants du pays. Mais comme à Santiago, les mapuches dits urbains sont nombreux : ils représentent 10% de la population à " Conce", comme disent les d'jeunes !
Accueillies par Marlene, la soeur de Luis, nous y passerons quelques jours. La ville est encore bien marquée par le tremblement de terre de l'année dernière : des immeubles encore par terre, des cabanes de substitions toujours présentes aux abords de la ville oú s'entassent toujours les sinistrés. Les familles chez qui nous étions hebergées nous ont fait part avec émotions des récits de cette terrible expérience.... impressionnant !
Comme la plupart des familles mapuches vivant en ville, ils nous parlent de leurs difficultés à vivre leur culture loin de leur terre, de celles qui ont eu à s'intégrer à la ville, mais s'organisent en associations pour créer un certain lien social entre mapuches, et renforcer leur culture au sein de la ville en programmant des cérémonies : Guillatüm, Watripantu (nouvel an mapuche le 21 juin),...


Ils tiennent également une émission radio mapuche qu'ils animent tous les lundis, au sein d'une radio communautaire :
La voz de la mujer, 98.5, esta es tu radio... où nous fûmes invitées à converser en direct avec le présentateur... (Nous vous épargnons la pertinence de nos propos...!!!)

De plus, ils participent à différentes manifestations, et profiteront d'ailleurs de la marche du 1er mai pour sortir le drapeau mapuche, et faire entendre leurs revendications sous l'oeil attentif des carabineros (police chilienne) ; parmi la foule, au milieu des mapuches, deux petites blondes qui crient en coeur :
" Liberar, liberar, al mapuche por luchar " (Libérer, libérer, le mapuche qui lutte),
"Lautaro, se despierta tu pueblo" (Lautaro - grand chef mapuche-, ton peuple se réveille),
"Piñera, entiende, la tierra no se vende" (Piñera -président actuel-, écoute-moi, la terre ne se vend pas),
"No queremos, no necesitamos, esta ley racista, anti-terrorista" (Nous ne voulons pas, nous n'avons pas besoin de cette loi raciste, anti-terroriste -cf: loi anti-terroriste datant de Pinochet toujours appliquée exclusivement aux mapuches),
"Mari che weuuu, yeyeyeyeyeeeeeeee " (10 fois nous vaincrons : cri de guerre mapuche).

A la fin de la manifestation, nous fûmes invitées par le parti communiste à festoyer à grands coups de boudin aux pommes de terre (photo ci-contre) mais nous déclinerons, à leur grand regret, la proposition de rejoindre les rangs...!
Nous quittons Marlene et sa famille rigolarde, qui aura tenté de nous convertir en supportrices de l'équipe de football de la Universidad de Chile (en vain), adieux Eloissssa y Lissssa simpson (haha... la blague qu'on ne peut plus supporter), cuidense (prenez soin de vous!) et on se revoit certainement pour la cérémonie du Rewe...
Un peu sur un autre peuple, les Yaqui:
RépondreSupprimerRecent deterioration of situation for Yaqui children